Pop-conne (ou la miss à éclater)

Publié le par Boutigny Guillaume

KODA Kumi

Ce n'est pas dans mes habitudes de dire ostensiblement du mal des gens, surtout des chanteuses de jpop pour lesquelles j'ai généralement une affection particulière, principalement au troisième degré. Mais Koda Kumi n'arrive pas à emporter ma sympathie. Pire même, elle m'insupporte. Donc, je crache sur elle. Ca fait du bien, et me permettra de revenir tranquillement à des avis sur le cinéma.

Pourtant né à Kyoto, ville d'art et de culture, la encore inconnue Koda Kumiko fait le doux souhait de devenir une star sous prétexte qu'elle se débrouille pas mal au karaoké du coin de sa rue. Se montant le bourrichon, tout en s'empirant, elle décide de tenter sa chance dans divers castings, et bien sur elle se fait jeter à chaque fois. Pourtant par on ne sait quel miracle la fille arrive à se glisser sur la deuxième marche d'un télécrochet made in Avex (elle perd contre Goto Maki, pour donner une idée du niveau) et emporte par là même un contrat qui débouchera sur pas grand-chose à part des gamelles monumentales dans les chart et niveau vente. Il faut saluer l'audace des producteurs qui parient sur elle pendant deux ans, sans retour niveau vente. Et à moins d'une vision du futur radieux qui allait s'offrir à Koda Kumi en 2003, il faut croire que ce ne sont pas que les prouesses buccales vocales de la demoiselle qui les auront convaincu d'attendre aussi longtemps. Toujours est il qu'après avoir chanté le thème d'un FF, Koda Kumi obtient reconnaissance et gloire. Mais pas beauté, il ne faut pas présumer des avancées de la chirurgie. Et forte de tout cela, la miss revient transformé un prostituée vulgaire qui ondule du derrière fièrement, mime la fellation à tout va et s'habille avec un goût proche du zéro absolu, en 2004. Tel un bout de viande exposé avec indécence, Koda Kumi va faire durcir les ados japonais. Et à défaut de bonne musique, de textes intelligents et sensibles et d'une voix correcte, elle va leur offrir du fantasme vulgaire et cheap comme même les pires rappeurs west coast n'osent pas étaler dans leurs clips ostentatoires. Et Koda Kumi vent des tonnes de disques. Plus elle bouge son popotin, plus les ventes grimpent. Une belle success story à la japonaise, un modèle de marketing par Avex. Et puis c'est le drame. Une journaliste n'a pas suivi le cahier des charges imposé par la maison disque et fait griller le dernier neurone de Koda Kumi lors d'une interview radio. Nous sommes fin janvier 2008, et Koda Kumi, qui rappelons le n'a pas usé de son cerveau depuis maintenant quelques longues années, argue qu'après 35 ans le liquide amniotique des femmes est pourri. Comme tes méninges, ma grande ! Cataclysme médiatique, la pop conne fond en larme (elle ne devrait pas, ça la rend encore plus moche), s'excuse platement et perd heureusement de gros contrats publicitaires.

Vous allez me dire que dans la jpop, des similis Koda Kumi il y en a des tonnes. Mais soyons franc. Ce n'est pas vraiment ses chansons que je reproche à Koda Kumi (c'est de la soupe, elle chante mal, mais d'autres aussi). Je déteste en fait le produit de boucherie qu'elle est. Telle une bonne grosse charolaise que nos paysans aiment à exhiber au salon de l'agriculture, Koda Kumi n'est qu'un bout de chair gesticulant pitoyablement sur des chorégraphies putassières dictées par Avex. Toute ambition artistique est sacrifiée à la vulgarité. Et le manque évident de charisme de Koda Kumi rend tout cela fastidieux et usant. Et en toute franchise, un bon AV est quand même préférable à l'ersatz d'érotisme que Koda Kumi essaie de faire transparaître en montrant son cul. L'affaire est cependant rentable pour Avex, qui continuera sans doute sur cette voix pendant quelques temps ; avant de se lasser de sa poupée barbante.

Rarement l'acronyme d'une « chanteuse » n'aura aussi bien résumer ma pensée.

 


KODA Kumi (倖田 來未)

Discographie selective
Je conseille surtout de ne pas écouter
(ou alors juste son duo avec Chara, trouvable sur dailymotion, histoire de voir que vocalement c'est un desastre)

Publié dans Asian Sound

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Oli 19/06/2008 07:10

"pop conne" ah ah ahje notedis dis, je pourrai le réutiliser sur mon blog ce jeu de mots foireux ??

Boutigny Guillaume 19/06/2008 12:40


C'est cadeau, il est pour toi !