Asian Sound

Lundi 14 juillet 2008

YAMAGUCHI Momoe Imaginez. Vous etes un adolescent japonais en 1973. Et a à la radio une jeune chanteuse entonne, de sa voix suave, une chanson dont les seules paroles que vous retenez vraiment sont "anata ga nozumu nara, watashi nani o sarete mo ii wa. ikenai musume da to uwasa sarete mo ii" (Tu peux faire ce que tu veux de moi, les rumeurs qui me traitent de mauvaise fille ne me genent pas). Réaction classique, sous le coup de l'exitation vous vous renseignez et, abasourdis, vous découvrez que la jeune chanteuse n'a que 13 ans, une visage d'ange, un look de garçon manqué savament travaillé, et se nommme YAMAGUCHI Momoe. Ce que vous ne savez pas, alors, c'est que ce nom va rester gravé dans l'inconscient collectif japonais pour les millenaires à suivre. Yamaguchi Momoe est née à Tokyo le 17 Janvier 1959, et se fait remarquer à l'age de 13 ans dans l'emission télé crochet Suta Tanjo (Une star est née). Bien qu'arrivée seconde au concours, elle décroche néanmoins un contrat chez Sony; qui voit alors en elle une star en devenir. Et chez Sony Japon, ils doivent encore s'en frotter […]
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Mercredi 21 mai 2008

KODA Kumi Ce n'est pas dans mes habitudes de dire ostensiblement du mal des gens, surtout des chanteuses de jpop pour lesquelles j'ai généralement une affection particulière, principalement au troisième degré. Mais Koda Kumi n'arrive pas à emporter ma sympathie. Pire même, elle m'insupporte. Donc, je crache sur elle. Ca fait du bien, et me permettra de revenir tranquillement à des avis sur le cinéma. Pourtant né à Kyoto, ville d'art et de culture, la encore inconnue Koda Kumiko fait le doux souhait de devenir une star sous prétexte qu'elle se débrouille pas mal au karaoké du coin de sa rue. Se montant le bourrichon, tout en s'empirant, elle décide de tenter sa chance dans divers castings, et bien sur elle se fait jeter à chaque fois. Pourtant par on ne sait quel miracle la fille arrive à se glisser sur la deuxième marche d'un télécrochet made in Avex (elle perd contre Goto Maki, pour donner une idée du niveau) et emporte par là même un contrat qui débouchera sur pas grand-chose à part des gamelles monumentales dans les chart et niveau vente. Il faut saluer l'audace des […]
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Mercredi 9 avril 2008

YAGUCHI Mari Non, je n'ai pas craqué un fusible ces derniers jours pour vous parler d'une idoru made in Morning Musume. Juste que la nouvelle du retour de KAGO Ai dans la presse japonaise a fait remonter en moi plein de souvenirs dont le top du top de la jpop industrielle produite au kilo par l'usine Tsunku, j'ai nommé le Hello! Project (ou H!P). Des jeunes idoru chantant faux et se tremoussant dans un semblant de choregraphie collective sur des musiques entetantes; le tout dans des tenues frisant avec l'extreme bon gout. Et qui dit H!P dit forcément YAGUCHI Mari, affectueusement surnommée marippe. Pourquoi Marippe et pas une autre ? Surement parce que ce petit bout de jeune fille puis de femme a su mener sa barque avec élégance, tournant à son propre avantage les regles imposées du genre. Surement parce que marippe a compris avant toutes les autres les regles du  jeu marketing. Et puis aussi parce que c'est tout simplement la plus jolie. Reprenons au début. Née en 1983, marippe integre les Morning Musume lors du casting pour la seconde génération. Sous ces air de simili Ayu […]
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Jeudi 22 novembre 2007

UA   Loin des lumières aveuglantes du système, à la périphérie du petit monde flamboyant du star system japonais, il est quelques rares artistes qui cultivent une indépendance créatrice et un succès ne se limitant pas à celui d’estime. UA est de ceux là. Ceux qui représentent, sans le chercher, la vivacité et l’éclectisme musicale de la vraie scène japonaise, c'est-à-dire celle qui n’est pas Koda Kumi et consorts putassières. Celle qui est née SHIMA Kaori (嶋歌織) un beau jour de Mars 1972, débarque sans crier gare en 1995 sous le nom de scène de UA, mot de swahili signifiant Fleur mais aussi Tuer. Et vulgairement parlant cette jeune fleur tue effectivement tout. Un peu à la manière de Shiina Ringo, UA brouille naturellement tout tentative de clivage et d’étiquetage ne s’imposant aucun style, ne se dictant aucune conduite préétablie et se laissant guider par ses envies et découvertes. Tout d’abord nettement influencée par le Shibuya kei, un style musical mélangeant jazz, pop et électro (et originaire, étonnamment, de Shibuya, Tokyo), UA va vers la fin des années 90 se laisser […]
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