Deauville Day 03

Publié le par Boutigny Guillaume

Le beau temps est revenu sur la station balnéaire. Bien sur le froid est de rigueur, mais cela permet de profiter de façon épisodique (entre les sceances donc) du tres beau front de mer et ses célébres cabanes de plage.

Du coté des interviews toujours pas de réponse pour Ryuichi Hiroki et Shinobu Terajima. Cependant une scéance d'interview se profile à l'horizon pour le lendemain avec le realisateur et l'acteur de Yumeno.

 

11h00 - 4:30

Le nouveau film de Royston Tan, déjà coupable du tres bon 15. Le film suit les pas d'un jeune garçon réveur et paumé qui essaie de se faire aimer d'un nouvel arrivant dans sa vie : son pere. Ici pas d'effets épileptiques à la 15, Roystan Tan joue sur un registre inverse tout en douceur, et avec un tendresse palpable. Un vrai beau film entre spleen et petites joies du quotidien.

 

15h00 - Blue Cha-Cha

Le quart d'heure chinois (ou plutot taiwanais) du Festival. Une jeune femme un peu autiste sort de prison et se fait herberger par une amie, tenanciere d'un bar de nuit. Elle fera la rencontre de deux hommes dont elle tombera amoureuse. Sur fond de difficultés de communication, de sentiments un peu trop encombrants, Blue Cha Cha se revele etre une des grosses déceptions du Festival. Tres (trop) long, ininteressant, enervant meme avec les cris de l'actrice principale.  C'est certes rares et bien de voir un film en provenance de Taiwan, mais la releve de HHH n'est pas faite.

 

17h30 - It's only talk

Premiere réaction normale : Ryuichi Hiroki retrouve Shinobu Terajima, cela va donc etre un bon film. Ce qui se confirme tres vite. Yuko, jeune femme depressive depuis la mort de ses parents partage son temps entre des ballades dans son quartier et des rencontres avec des hommes différents : un pervers, un jeune yakusa, un ancien camarade de classe et son cousin. It's Only talk. Ce ne sont que des paroles. Il est vrai que le film est volubile. Mais le discours est un belle analyse de la vie d'une femme japonaise moderne, un peu paumée, forte et fragile à la fois. Shinobu Terajima est comme à son habitude au dessus de toutes critique meme mesquines, et Ryuichi Hiroki réalise un film un peu plus posé que d'habitude. S'est il assagit ? It's only talk n'en donne pas l'impression.

 

20h30 - Midnight my love

Physiquement et moralement c'est toujours dur d'enchainer les films. Mais quand comme aujourd'hui on a la chance d'enchainer deux bons films, deux tres bons films, toute fatigue s'efface comme par enchantement. Midnight my love est donc mon coup de coeur du Festival et un de ses films touchés par la grace. Bati est un chauffeur de taxi sur Bangkok féru de vieilles musiques thailandaises. Un soir il raccompagne une jeune prostituée, Nual. Attiré par cette jeune femme et accepte de lui servir de taxi tous les soirs. Midnight my love signe à l'instar de Citizen Dog le renouveau d'un cinéma thailandais qui recycle, pour le meilleur, une imagerie tres oldie, celle de l'age d'or du cinéma thailandais. Sur un theme moderne, le film est un petit soufle d'air frais qui transpire bon une certaine identité véritablement thai, et donc éloignée de quelques films de festival que la pays nous avait offert dernierement. On pourra seuleument regretter un dernier quart d'heure inutile, mais il serait impensable de passer à coté de ce bijou doux et amer sur une histoire d'amour tout en retenue et portée par deux acteurs convaincants.

 

22h30 - Antartic Journal

Beaux paysages, acteurs au sommet, scenario inteligent, Antartic Journal est tout cela à la fois. En fait non je deconne, je n'ai pas été voir le film. Trop de mauvais échos (confirmés à la sortie de la projo) pour un film qui ne m'attirait de toutes façons en aucune façon.

Publié dans Evenements

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YiYi 13/03/2006 21:03

Même idée vis à vis de Midnight my love, notamment, la fin, mais, avec un temps de recul, je le trouve très bon ce film, l'esthétique est très belle, le comédien est magnifique tout comme l'actrice, bonne comédienne et très belle femme. Je n'ai vu que très peu de films, mais, de voir celui ci, m'a remémoré les bons moments des éditions passées à Deauville entre le CID et le Casino, passer d'un film à un autre, d'un très bon, à un mauvais, voire un nul, mais en effet, quand on enchaine deux beaux longs métrages à la suite, on ne demande qu'une chose, y retourner, d'autant que le climat de saison nous pousse légitimement à nous enfermer dans la salle de ciné de nouveau.