Sur une ile déserte, si je devais emporter 10 films japonais ?

Publié le par Boutigny Guillaume

MES FILMS JAPONAIS PREFERES

Pour faire suite à la question impossible posée par Wildgrounds, je vais tenter de me prendre au jeu. Voilà donc les quelques films qui m'ont fait aimer encore un peu plus, de façon encore plus extreme, le cinéma japonais.

Swallowtail Butterfly
Parce qu'IWAI Shunji est un des plus brillants réalisateur japonais contemporain. Parce que l'histoire m'a touché, parce que le casting est merveilleux et parce que pour l'avoir vu sur grand écran je peux affirmer que j'ai tremblé de plaisir comme jamais. C'etait en 1997.

Godzilla
Godzilla a été une révélation que le film de monstre pouvait etre intelligent, mais aussi que les films avec des mecs en costume de latex marchant dans des décors en carton c'était une définition simple mais jouissive du bonheur cinématographique. Ce premier opus a pour lui un message fort. Les diverses "suites" n'en sont pas moins estimables, pour des raisons differentes.

Entre le Ciel et l'Enfer
Kurosawa et Mifune sont trop souvent résumés a leur collaboration jidai geki. Mais surtout parce que Entre le Ciel et l'Enfer est un film parfait, magistralement cadré, miraculeusement rythmé et divinement interprété.

Ghost In The Shell
J'aurai pu choisir Patlbor II qui représente pour moi la quintescence du travail thématique et d'appropriation de monde par Oshii. Mais GITS a pour lui un score mémorable et surtout un questionnement philosphique profond sur la définition de la vie. Asimov n'est jamais tres loin, et l'image des 3 naissances successives de Motoko me hanteront longtemps.

Les femmes de la nuit
MIZOGUCHI Kenji est mon réalisateur classique favori et je ne vois aucun film mineur ou bien se démarquant fortement des autres dans sa période d'apres guerre. Alors pourquoi Les femmes de la nuit et non Les contes de la lune vague apres la pluie ou La rue de la honte ? peut etre parce TANAKA Kinuyo y est une fois encore flamboyante, ou parce que le N&B insufle une dimension expressioniste admirable.

Insecte Nuisible
SHIOTA Akihiko aborde ici une sujet délicat avec une pudeur etonnante, aidé par l'interprétation de son actrice principale. On est pourtant loin des préocupations S&M (pour schematiser) du réalisateur, mais ce dernier est surtout doué pour retranscrire les adolescences difficiles voir détruites (Canary est un exemple parlant, qui meriterait presque de detroner cet Insecte Nuisoble)

Beast Stable
Ito Shunya a été une étoile filante de la réalisation pop et expérimentale des années 70. Beast Stable, troisieme volet des aventures de Sasori, est un point d'orgue formel de sa carriere. Film fou, porté par une histoire glauque et une actrice hypnotique, Beast Stable est le monument de l'exploitation japonaise.

L'ile nue
Surtout parce que SHINDO Kaneto mérite de figurer dans un top Japon de part sa carriere, encore en cours, exceptionnelle dans l'ombre ou la lumiere. Mais aussi parce que L'ile nue est une fable universelle admirable, sur une des plus belles bande originales japonaises.

Nuages flottants
Parce qu'il fallait un NARUSE Mikio, et comme pour MIZOGUCHI je n'arrive pas réellement à faire un choix. Pourquoi spécifiquement Nuages Flottants ? Pour son odeur pessimiste, pour la distanciation réussie dans le discours sur l'etat du Japon, mais aussi pour TAKAMINE Hideko (bien sur).

A Page of Madness
Etonnant film expérimental qui denote dans le panorama de que l'on connait du cinéma japonais des années....20 ! Audacieux film d'avant garde paraissant  50 ans en avance sur ton temps, A Page of madness est une expérience etonnante et immanquable.

10 films. Je m'y suis restreint pour ne pas en mettre 50. Demain cette liste aura sans doute évoluée.

Publié dans Divers

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Rom 31/07/2008 22:50

J'aime bien les listes, et j'aime énormément le cinéma japonais, donc :Ghost in the shell de Oshii Mamoru : même analyse que la vôtre...Love Letter de Iwai Shunji (un artiste sous estimé) : la grande nostalgie Swallowtail Butterfly de Iwai Shunji : un plaisir et une émotion intensesL'éclair de Naruse Mikio : Hideko jugeant les hommes.Barberousse de Kurosawa Akira : le bon docteur qui regrette son emportement violent après avoir fracturisé un grand nombre de malfaisants. Enorme.Nuages flottants de Naruse MikioLes contes de la lune vague après la pluie de Mizoguchi Kenji Akira de Otomo Katsuhiro : un film de SF rageur et majeur.Voyage à Tokyo de Ozu Yasujiro : parce que ne pas citer un film d'Ozu est un crime de lèse cinéma.Kwaïdan de Kobayashi Masaki : le plus grand choc plastique en couleurs.